Chasse sous-marine en Corse : règles et sécurité 2026

En Corse, la chasse sous-marine en 2026 ne se résume pas à enfiler un masque et à descendre à l’eau. Le cadre légal impose des règles précises sur l’âge, l’enregistrement, les captures, les zones interdites et les espèces protégées. Pour éviter l’erreur de parcours, mieux vaut connaître les obligations avant chaque sortie, car les contrôles et les sanctions suivent la même logique de rigueur.

Pour les pressés :

Avant chaque sortie, vérifiez l’âge, l’autorisation nominative et l’enregistrement sur CatchMachine pour partir serein et éviter amendes ou confiscations.

  • Contrôles administratifs : +16 ans obligatoires pour le fusil-harpon, autorisation annuelle nominative et enregistrement sur CatchMachine (déclaration des espèces sensibles dès la 1re sortie).
  • Tailles et quotas : Denti 40 cm (1/j depuis le rivage, 2/j par navire), Bar/Loup 42 cm en RNCB (25 cm hors réserve), oursins soumis à quotas et périodes strictes.
  • Zones et commercialisation : pêche interdite aux Lavezzi, Ventilegne, Testarella, Pisciu Cane; le Mérou est protégé; vente des prises interdite, consommation familiale uniquement.
  • Sécurité et matériel : assurance responsabilité civile obligatoire, bouée visible et reliée au chasseur, interdiction de l’autonomie respiratoire et de la chasse de nuit.
  • Déclarations et limites collectives : marquez Bar/Daurade (partie inférieure de la caudale), déclarez sur CatchMachine dès la 1re prise; si 3 personnes ou plus à bord, maximum 15 kg pour l’équipage et 7 douzaines d’oursins en embarcation.

Cadre légal de la chasse sous-marine en Corse en 2026

La pratique de la pêche de loisir, dont la chasse sous-marine, est encadrée de manière stricte en Corse. Le premier point à retenir concerne l’âge minimum, fixé à 16 ans pour l’usage du fusil-harpon, sans dérogation possible. Un mineur plus jeune ne peut donc pas s’équiper pour cette activité, même accompagné.

Depuis 2024, une autorisation individuelle nominative est obligatoire pour toute pêche de loisir en Corse. Elle doit être renouvelée chaque année, ce qui impose une vérification régulière avant de partir. À compter du 12 février 2026, une nouvelle étape s’ajoute avec l’obligation de s’enregistrer sur CatchMachine et de déclarer les captures d’espèces sensibles dès la première sortie.

Autre point de blocage pour ceux qui souhaitent rentabiliser leur prise, le produit de la pêche de loisir est réservé à la consommation familiale. Toute vente est interdite. Enfin, la capture du Mérou est totalement prohibée en Corse, comme en PACA et en Occitanie, sauf cas particuliers dans certaines Zones Marines Protégées où des règles distinctes peuvent s’appliquer.

Réglementations sur les tailles, quotas et périodes de pêche

La réglementation ne se limite pas à l’autorisation de pêcher. Elle fixe aussi des mailles minimales, des plafonds de capture et des périodes d’ouverture. Pour rester dans les clous, il faut donc raisonner espèce par espèce et secteur par secteur.

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Tailles minimales de capture

La taille minimale du Denti en Corse est de 40 cm. En dessous, le poisson doit rester en mer. Cette mesure vise à préserver le renouvellement du stock et à éviter les prélèvements de juvéniles.

Pour le Bar, appelé aussi Loup, la règle change selon la zone. Dans la réserve naturelle de Cap Corse, la taille minimale est de 42 cm. Hors réserve, elle descend à 25 cm. Cette différence montre à quel point la localisation exacte de votre sortie compte dans la lecture de la règle.

Quotas par espèce et par pêcheur

Le Denti est soumis à un quota précis. Depuis le rivage, vous ne pouvez en capturer qu’un seul par jour et par personne. En bateau, le plafond monte à deux poissons par jour et par navire. Il faut donc distinguer la personne, le support et le type de sortie.

Dans la réserve de Cap Corse, le Bar ou Loup est limité à deux individus par jour. Pour l’oursin violet, la limite est de deux douzaines par personne et par jour hors embarcation pendant la période autorisée. Hors réserve, la règle passe à quatre douzaines par jour et par pêcheur, avec une maille minimale de 5 cm hors piquants.

Le tableau ci-dessous permet de visualiser rapidement les principales limites à retenir avant une sortie.

Espèce Taille minimale Quota Période
Denti 40 cm 1 par jour et par personne depuis le rivage, 2 par jour et par navire Repos biologique du 15 mars au 15 avril
Bar / Loup en RNCB 42 cm 2 individus par jour Selon la réglementation locale de la zone
Oursin violet 5 cm hors piquants 2 douzaines par personne et par jour hors embarcation Du 15 février au 15 avril
Oursins hors réserve 5 cm hors piquants 4 douzaines par jour et par pêcheur Interdits du 16 avril au 31 octobre

Périodes d’ouverture et de fermeture

La fenêtre de prélèvement de l’oursin violet est courte, avec une autorisation seulement du 15 février au 15 avril chaque année. Hors réserve, les oursins sont interdits du 16 avril au 31 octobre, ce qui réduit fortement la période de pêche possible.

Le Denti fait aussi l’objet d’un repos biologique du 15 mars au 15 avril. Cette période d’interdiction complète s’applique chaque année. Certaines espèces entrent également dans un régime de pêche-relâche, autorisé du 1er avril au 31 décembre, ce qui impose de relâcher le poisson dans les conditions prévues par la réglementation.

Sécurité, signalisation et comportements obligatoires

La sécurité en chasse sous-marine ne se traite pas à la légère. Les règles de signalisation et d’équipement sont là pour protéger à la fois le pêcheur, les autres usagers et les zones de navigation. Un manquement dans ce domaine peut vite devenir un danger réel sur le terrain.

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Assurance, bouée et visibilité

Le port d’une assurance en responsabilité civile dédiée à la chasse sous-marine est obligatoire. La licence FFPSA inclut cette couverture, ce qui simplifie la mise en conformité pour les pratiquants affiliés. Consultez notre guide sur l’équipement de pêche pour connaître le matériel recommandé. Sans protection adaptée, la sortie se fait en dehors du cadre autorisé.

La présence d’une bouée ou d’un engin flottant visible est également imposée. Le chasseur doit rester relié à cet équipement, ce qui permet de signaler sa présence en surface. Cette règle n’est pas un détail de confort, elle sert à éviter les collisions et à rendre votre position lisible pour les autres navigants.

Distances, zones interdites et matériel prohibé

Il faut respecter une distance minimale de 150 mètres avec toute balise ou tout bateau de pêche professionnelle. La chasse est aussi interdite dans les ports, les chenaux, les zones de mouillage, les zones de baignade balisées et à proximité immédiate des dispositifs de pêche professionnels.

L’usage d’un système de respiration autonome, comme une bouteille ou un scaphandre, est interdit. La chasse de nuit est également proscrite, du coucher au lever du soleil, y compris avec une lampe torche. Les scooters subaquatiques, filets, cordes ou lampes utilisés pour la pratique sont eux aussi interdits.

Spécificités régionales et situations particulières en Corse

La Corse applique des restrictions locales supplémentaires dans certains secteurs. Avant de partir, il faut donc vérifier la zone exacte de pêche, car une autorisation générale ne suffit pas toujours. C’est souvent là que les erreurs se produisent.

Zones protégées et secteurs interdits

Dans l’archipel des Lavezzi, la pêche sous-marine et la chasse à terre sont formellement interdites. Le débarquement y reste possible, mais pas le prélèvement. Cette zone demande donc une lecture attentive du statut du site avant toute approche.

La chasse est aussi interdite sur le domaine public maritime de l’étang et du golfe de Ventilegne, ainsi que sur les étangs de Testarella et Pisciu Cane. Ces secteurs protégés imposent une discipline stricte, et une carte mentale précise du littoral évite bien des fautes de zone.

Pêche en groupe et espèces réglementées

Lorsque trois personnes ou plus se trouvent à bord d’un même bateau, le total des prises ne peut pas dépasser 15 kg pour l’équipage. Cette règle collective s’ajoute aux quotas individuels et oblige à penser la sortie comme une somme de limites, pas seulement comme une addition de prises possibles.

Pour les oursins, si le bateau embarque plus de trois pêcheurs, le quota maximal est limité à 7 douzaines par jour. Le Thon rouge demande, lui, une autorisation spécifique obtenue avant toute capture. Là encore, l’anticipation administrative compte autant que la technique de pêche.

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Public jeune et restrictions

Les moins de 16 ans ne peuvent pas utiliser de fusil-harpon pour la chasse sous-marine. Cette interdiction est rappelée dans les démarches administratives locales et s’applique sans ambiguïté. Le cadre n’autorise aucune lecture souple sur ce point.

Pour un jeune pratiquant, la règle est donc claire, pas d’équipement de chasse sous-marine avec harpon avant l’âge requis. Cela oblige les familles et les encadrants à vérifier l’âge réel du participant avant toute mise à l’eau.

Marquage, déclaration des captures et erreurs fréquentes à éviter

À mesure que la réglementation se renforce, les obligations de marquage et de déclaration prennent plus de place. Il ne suffit plus de respecter les tailles et les quotas, il faut aussi rendre la capture visible pour l’administration lorsque la règle l’exige.

Le marquage de certaines espèces, comme le Bar ou la Daurade Royale, doit être réalisé immédiatement après la capture. Il consiste à couper la partie inférieure de la nageoire caudale, autrement dit la queue. Cette opération sert à identifier le poisson comme prélevé et à éviter tout doute lors d’un contrôle.

Depuis février 2026, l’absence d’enregistrement ou de déclaration des captures d’espèces sensibles sur CatchMachine dès la première sortie constitue une infraction. Cette obligation change la préparation des sorties, car elle impose de penser à la déclaration au même titre que le matériel et la météo.

Parmi les erreurs fréquentes, il y a aussi la tentation d’ignorer les zones de restriction ou de s’approcher trop près des dispositifs de pêche professionnels. Une autre faute classique concerne les quotas collectifs, notamment les 7 douzaines d’oursins maximum avec embarcation lorsque plusieurs pêcheurs sont présents. La tendance réglementaire de 2024 à 2026 va d’ailleurs vers moins de périodes autorisées et des quotas plus serrés, surtout pour les ressources les plus sensibles.

Points-clés à retenir pour une chasse responsable en 2026

Pour sortir en règle en Corse, il faut d’abord avoir plus de 16 ans et disposer d’une autorisation nominative valide. Il faut ensuite être assuré, enregistré sur CatchMachine depuis 2026, et prêt à déclarer les captures sensibles dès la première sortie.

Le reste repose sur une lecture rigoureuse des mailles, des quotas, des périodes d’ouverture et des zones interdites. Ajoutez à cela la bouée de signalisation, l’interdiction des matériels prohibés, le respect des distances de sécurité et l’absence totale de commercialisation, et vous obtenez le cadre complet d’une pratique responsable et conforme.

En mer comme à terre, la préparation, y compris la manière de préparer ses rations, fait la différence, et en Corse, la chasse sous-marine se joue d’abord sur la maîtrise des règles.

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