Chasse sous-marine à Marseille : règles, sécurité et spots

Chasse sous-marine à Marseille : règles, sécurité et spots

À Marseille, la chasse sous-marine est encadrée par des règles nationales, préfectorales et locales qui concernent les horaires, les zones, le matériel, la signalisation et les prises. Le littoral marseillais et les Calanques concentrent de nombreux secteurs protégés ou très fréquentés. Avant chaque sortie, il faut donc vérifier les arrêtés en vigueur et les consignes du Parc national, puis préparer son itinéraire en tenant compte de la météo, du trafic maritime et de son niveau en apnée.

Pour les pressés :

Voici les règles à connaître pour une sortie conforme et sûre.

  • Sortez uniquement de jour, en apnée et de préférence en binôme. N’utilisez ni bouteille ni appareil respiratoire, ni lampe destinée à rechercher le poisson. Gardez l’arbalète déchargée hors de l’eau.
  • Consultez la carte préfectorale et les consignes du Parc national des Calanques avant chaque départ. 19 zones sont interdites en permanence dans le cadre de l’arrêté préfectoral de Méditerranée n° 238 du 28 juin 2024, et des fermetures temporaires peuvent s’ajouter.
  • Dans le Parc national et son aire marine adjacente, effectuez la déclaration individuelle gratuite, valable un an, puis enregistrez vos captures après chaque sortie.
  • Respectez la limite de 12 prises par jour, les quotas propres à certaines espèces et le marquage des poissons de plus de 15 cm par amputation de la nageoire caudale.
  • Signalez-vous avec une bouée visible, restez à au moins 150 m des navires et des engins de pêche balisés, et à 100 m des fermes maritimes. Une distance de 50 m des baigneurs et des activités connexes s’applique aux chasseurs équipés d’un dispositif permettant le lancement d’un projectile.

Réglementation de la chasse sous-marine à Marseille

Autour de Marseille, la chasse sous-marine se déroule uniquement entre le lever et le coucher du soleil, dans les secteurs autorisés et avec un équipement adapté à l’apnée. Les règles peuvent être précisées ou modifiées par des arrêtés préfectoraux temporaires. Une zone ouverte habituellement peut ainsi être fermée pour des travaux, une période de protection ou une autre raison de sécurité.

L’âge minimum est fixé à 16 ans pour la chasse sous-marine. En dessous de cet âge, certaines activités de pêche à pied restent possibles, comme la récolte manuelle d’oursins ou de mollusques et l’usage de la foëne, dans le respect des règles qui leur sont propres. La vente des poissons est interdite aux pêcheurs non professionnels, les prises étant destinées à la consommation du foyer.

Dans les Bouches-du-Rhône, l’arrêté préfectoral de Méditerranée n° 238 du 28 juin 2024 recense 19 zones interdites en permanence à la navigation et au mouillage des navires à moteur, à la plongée en bouteille et à la pêche sous-marine. La carte doit être consultée avant chaque sortie, car elle ne remplace pas les fermetures temporaires publiées ultérieurement.

Dans le Parc national des Calanques et son aire marine adjacente, de Marseille à Saint-Cyr-sur-Mer, chaque chasseur doit effectuer une déclaration individuelle gratuite valable un an. Les captures doivent ensuite être déclarées après chaque sortie. Cette démarche s’ajoute au respect des zones de non-prélèvement, des périodes de fermeture et des limites de capture.

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Règles de capture et matériel autorisé

Dans les Calanques, la limite générale est de 12 prises maximum par jour. Le loup, la pélamide, le chapon, le denti et la dorade peuvent aussi être concernés par des quotas spécifiques. Il faut donc vérifier les limites applicables à chaque espèce avant de partir, puis arrêter la capture dès qu’un plafond est atteint.

Tout poisson conservé de plus de 15 centimètres doit être marqué par l’amputation de la nageoire caudale. Le marquage doit être effectué avant de quitter la zone de pêche, afin de pouvoir présenter des prises conformes en cas de contrôle. Les espèces protégées ou soumises à une interdiction particulière doivent être relâchées immédiatement.

La chasse sous-marine se fait exclusivement en apnée, sans bouteille, respirateur ou autre système fournissant de l’air sous l’eau. Le matériel doit correspondre à cette forme de pêche. L’arbalète se charge et se décharge dans l’eau, dans un endroit dégagé, et reste déchargée pendant tout transport à terre ou en surface.

L’usage d’une lampe pour rechercher ou débusquer le poisson est interdit. Il faut donc s’appuyer sur la lumière naturelle, l’observation du relief, les zones d’ombre et les mouvements du poisson. Cette contrainte réduit aussi le risque de s’attarder dans une zone peu visible ou difficile à quitter.

Sécurité, signalisation et distances à respecter

Une sortie en mer se prépare en fonction de ses capacités d’apnée, de la météo et de l’état de fatigue. Le départ en binôme permet de se surveiller mutuellement et de réagir plus vite en cas de malaise, de perte de repères ou de problème matériel. Il faut prévenir un proche du lieu prévu, de l’itinéraire et de l’heure estimée de retour.

La présence du chasseur doit être signalée par une bouée visible portant un pavillon réglementaire, par exemple le pavillon Alpha ou un pavillon rouge avec croix de Saint-André ou bande diagonale blanche. Le flotteur doit rester suffisamment proche pour accompagner les déplacements et rendre la position lisible pour les embarcations.

La distance minimale à respecter est de 150 mètres des navires de pêche et des engins de pêche signalés par un balisage. Le même recul doit être conservé vis-à-vis des autres navires selon les règles applicables au secteur. Il faut également rester à au moins 100 mètres des fermes maritimes. Pour un chasseur muni d’un appareil spécial permettant le lancement d’un projectile, une distance de 50 mètres des baigneurs et des activités connexes est mentionnée par la réglementation locale.

Les ports, chenaux, accès très fréquentés et zones de baignade augmentent le risque de collision. Si une traversée d’une zone de baignade ne peut être évitée, elle doit se faire avec l’accord du nageur sauveteur et l’arbalète doit être déchargée. Une assurance en responsabilité civile spécifique à la chasse sous-marine est obligatoire. Avant le départ, contrôlez aussi l’état du matériel, prévoyez une trousse de premiers secours et emportez un moyen de communication étanche.

Zones interdites et restrictions autour de Marseille

La chasse sous-marine est interdite dans les ouvrages portuaires, les chemins d’accès portuaires, les zones de mouillage, les ports et les secteurs réservés à la baignade ou aux sports nautiques de vitesse. Les cantonnements, réserves naturelles, zones militaires et zones de biotope sont également exclus.

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Les 19 zones permanentes recensées par l’arrêté préfectoral concernent notamment des secteurs urbains comme les anses et plages des Catalans, d’Endoume et de Malmousque. Elles comprennent aussi plusieurs calanques des îles du Frioul ainsi que des secteurs du sud, parmi lesquels Maronaise, Marseilleveyre, Morgiou, Sugiton, Pierres Tombées, En-Vau et Port-Pin.

Dans le Parc national des Calanques, les interdictions peuvent varier selon les secteurs, les jours autorisés et les périodes de fraie. Une fermeture temporaire a la même valeur qu’une interdiction permanente pendant toute sa durée. Des arrêtés peuvent aussi limiter les usages pendant des travaux, comme cela a été le cas pour des opérations liées au câble sous-marin MEDUSA.

Avant de choisir une mise à l’eau, vérifiez la carte des zones interdites, les arrêtés préfectoraux à jour et les consignes du Parc national. Les noms d’un spot ou d’une calanque ne suffisent pas à déterminer le droit de pêcher, car une partie seulement du secteur peut être ouverte.

Où chasser sous l’eau à Marseille ?

Le choix d’un spot doit tenir compte de son statut réglementaire avant son intérêt pour le poisson. Les secteurs extérieurs au Parc national, lorsqu’ils sont ouverts, peuvent présenter des fonds variés autour du Frioul, de l’île Maïre, de l’île de Riou ou de Marseilleveyre. Ces noms désignent toutefois des zones étendues et parfois partiellement interdites. Il faut donc vérifier le point précis de mise à l’eau et la route suivie.

À Marseille, les accès depuis le Vieux-Port ou la Pointe Rouge peuvent être cités comme points de départ, mais ils ne donnent pas automatiquement accès à une zone de chasse. Respectez les accès autorisés et évitez les secteurs très fréquentés, les chenaux, les plages surveillées et les voies d’entrée des embarcations.

Le choix le plus intéressant associe souvent sable, herbier et roche. Le sable attire les espèces en maraude, l’herbier abrite une activité biologique importante et les roches offrent des caches. Un site adapté est aussi celui où la route de surface reste lisible, où la bouée est visible et où le retour peut se faire sans traverser un secteur fréquenté.

Choisir les fonds et lire le relief

Les cassures de fond, les roches isolées, les bordures d’herbier et les changements de substrat constituent de bons repères pour préparer les descentes. Les poissons peuvent y circuler entre une zone de nourriture et une cache, notamment près d’un courant discret ou d’un contre-courant.

Observez le relief avant de multiplier les descentes. Une cartographie mentale simple permet de retrouver la sortie, de suivre une route de surface cohérente et de limiter la fatigue. Une bonne cartographie mentale du secteur aide aussi le binôme à se rejoindre plus facilement.

Adapter sa technique à la visibilité

En eau claire et stable, l’indienne permet de progresser discrètement en suivant le relief. L’agachon peut convenir sous un surplomb ou près d’un bloc, lorsque la position d’attente offre une bonne visibilité sans imposer une descente trop longue.

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En eau trouble, réduisez la durée des agachons et restez près des blocs ou des couloirs où les poissons circulent. La visibilité réduite demande de conserver une marge d’air et de renoncer à une prise si l’identification de l’espèce ou la direction de retour n’est pas claire.

Une position d’attente située à l’aval d’un bloc, dans un léger contre-courant et près d’un changement de fond, peut permettre d’observer sans multiplier les mouvements. L’immobilité et le placement comptent davantage qu’une descente prolongée.

Tenir compte de la météo et de l’état de mer

Avant de partir, consultez le vent, la houle, la visibilité et l’évolution prévue de l’état de la mer. Si la houle est croisée, choisissez si possible un secteur encaissé et protégé. Les conditions doivent rester compatibles avec un retour simple et une surveillance correcte du binôme.

Pensez aussi à emporter de quoi manger pendant la session, même pour une sortie courte, afin de conserver de l’énergie et de la vigilance.

Si la mer se dégrade, si le froid ou la fatigue apparaissent, raccourcissez la session, changez de secteur ou renoncez. Préparez également des trajets de surface visibles depuis la bouée et le point de départ. Une route claire facilite le repérage par le binôme et réduit les rencontres avec les embarcations.

Erreurs fréquentes et contrôle sur le terrain

L’oubli du marquage est une erreur courante. Tout poisson de plus de 15 cm conservé doit avoir la nageoire caudale coupée. Vérifiez ce point avant de ranger les prises, et contrôlez aussi les quotas par espèce ainsi que la limite quotidienne de 12 poissons.

Pêcher dans une zone de non-prélèvement, une zone interdite en hiver ou un secteur fermé par arrêté peut être qualifié de braconnage. Des contrôles ont notamment relevé des dépassements de captures dans les Calanques. Une zone connue pour ses poissons ne constitue donc jamais une autorisation implicite.

Transporter une arbalète chargée hors de l’eau est une autre faute fréquente et un danger pour les personnes présentes. Déchargez-la avant toute sortie de l’eau, pendant une traversée ou lors d’une remontée à terre. Dans une zone de baignade, l’accord du nageur sauveteur est requis si une traversée ne peut être évitée.

Dans le Parc national, n’oubliez pas la déclaration des captures après chaque sortie. Ne laissez aucun déchet et ne dégradez ni la posidonie ni le coralligène. Les espèces protégées ou interdites doivent être relâchées sans délai, même si l’identification intervient après la remontée.

La chasse sous-marine à Marseille demande de vérifier le secteur, la période et les espèces autorisées avant chaque départ. Jour, apnée, bouée, distances, quotas et déclaration forment le socle d’une sortie conforme. Ajoutez-y un binôme, une météo compatible et la capacité de renoncer dès que les conditions ou la fatigue ne permettent plus de rester maître de la situation.

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